Réseau des collectivités Territoriales pour une Économie Sociale et Solidaire

Quelle possibilité de garantie d'emprunt par une collectivité territoriale ?

Cet article est réalisé par le RTES à partir du retour d'expériences de ses collectivités territoriales membres. Il vise à fournir des éclaircissements de nature technique, notamment sur la base de résumés concis et parfois simplifiés de la législation et de la jurisprudence en matière d'intervention des collectivités auprès de l'économie sociale et solidaire. Le présent article n'engage pas le RTES en tant qu'institution.

La question s’est posée pour différentes collectivités territoriales membres du RTES, de pouvoir aider financièrement une structure d’ESS en lui garantissant un emprunt.

L’intérêt pour la structure d’ESS : La garantie de la collectivité peut être une condition d’accès à l’emprunt.

L’intérêt pour la collectivité territoriale : appuyer le développement d’un acteur local de l’ESS en complétant son « tour de table financier ». A moins d’une défaillance de l’emprunteur d’ESS (et bien sûr là est le sujet), la garantie ne coûte rien à la collectivité.  Le risque peut d’autant mieux être maîtrisé dans le cas par exemple où la garantie de la collectivité permet de financer un investissement dont le fonctionnement est par ailleurs assuré par la collectivité elle-même (en subvention ou marché public). La collectivité peut également limiter son risque en s’appuyant sur l’analyse financière de partenaires du tour de table, telle l’association territoriale du réseau France Active par exemple.

Vis-à-vis de la réglementation européenne des aides d'Etat, le montant retenu dans le calcul des aides d'Etat n'est pas le montant de garantie mais seulement le montant de la « prime exemptée », c’est-à-dire l’ « équivalent-subvention brut » (ESB) que représente l’absence ou la moindre prime de garantie demandée par la collectivité publique en comparaison de la prime qu’aurait exigée un investisseur avisé du marché financier privé. L'Agence Nationale de la Cohésion des Territoires  met à disposition un outil en ligne de calcul de l’ESB pour une garantie d’emprunt public[1].

Que dit la loi ?

On doit d’abord noter que l’activité de la structure doit être liée à l'une des compétences de la CT.

La CT peut dans ce cas accorder à une personne de droit privé une garantie d'emprunt ou son cautionnement, selon les articles L2252-1 à 2252-5 du CGCT pour les communes et EPCI, L3231-4 à 3231-5 pour les départements et L4253-1 à 4253-2 pour les Régions, dans les limites suivantes selon les articles D1511-32, D1511-33 et D1511-35 du CGCT :

  • Une collectivité ou établissement ne peut garantir plus de 50% du montant total de ses recettes réelles de fonctionnement
  • la proportion maximale des annuités garanties ou cautionnées au profit d'un même débiteur (par exemple la structure ESS), exigibles au titre d'un exercice est plafonnée à 5% des recettes réelles de la section de fonctionnement du budget de la collectivité.
  • Une ou plusieurs collectivités territoriales ne peuvent garantir ensemble que 50% d'un même emprunt. Ce taux maximum s’élève à 80% pour les opérations d'aménagement[2] menées en application des articles L. 300-1 à L. 300-4 du code de l'urbanisme qui peuvent recouper divers projets d’ESS (tiers-lieux notamment). La garantie peut couvrir jusqu’à 100% de l’emprunt, lorsqu'il s’agit d'organismes d'intérêt général visés aux articles 200 et 238 bis du CGI (associations ou fondations essentiellement,  les SCIC en sont exclues en l'état actuel de la doctrine fiscale) ou de bailleurs HLM ou d'OFS pour du logement social.

Traitement comptable par la collectivité ?

Le Comité national de fiabilité des comptes locaux, a publié une fiche dédiée aux garanties d'emprunt, pour en appréhender le bon traitement comptable par les CT.

 

La garantie peut-elle s’appliquer à un prêt d’associés ?

La question concerne la possibilité de garantir non pas un emprunt bancaire ordinaire, mais le prêt consenti à l'entreprise d'ESS par l’un de ses associés en "compte courant d’associé" (CCA).

L'article L2252-1 du CGCT vise la possibilité de garantir un "emprunt" sans toutefois limiter la qualité du prêteur. Un apport en CCA constitue une opération de crédit selon l'article L313-1 du CMF, donc un emprunt pour la société débitrice, sans pour autant être considéré comme fonds remboursables du public selon le 1. de l'article L312-2 du CMF et donc dérogeant à la prohibition de l'article L511-5 du CMF (monopole bancaire), tel qu'a déjà pu en décider la Cour de cassation (Cass. com., 18 novembre 1986, 84-13.750 "l'apport à la société d'une somme d'argent en compte courant d'associé [...] constitue un prêt à la société"). Une collectivité peut par conséquent garantir un prêt en CCA.

 

RTES – Mission d’appui-conseil aux collectivités territoriales, septembre 2022

[2] "actions ou opérations d'aménagement ont pour objets de mettre en œuvre un projet urbain, une politique locale de l'habitat, d'organiser la mutation, le maintien, l'extension ou l'accueil des activités économiques, de favoriser le développement des loisirs et du tourisme, de réaliser des équipements collectifs ou des locaux de recherche ou d'enseignement supérieur, de lutter contre l'insalubrité et l'habitat indigne ou dangereux, de permettre le renouvellement urbain, de sauvegarder ou de mettre en valeur le patrimoine bâti ou non bâti et les espaces naturels, notamment en recherchant l'optimisation de l'utilisation des espaces urbanisés et à urbaniser"

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POINTS DE REPÈRESS PTCE & SCIC SPÉCIAL AURA

Dans le cadre de la 5ème rencontre du “Club des Collectivités engagées pour l'ESS en Auvergne-Rhône-Alpes” organisée par la Chambre Régionale de l'ESS (CRESS) et le RTES le 3 février dernier, plusieurs élu.e.s et agent.e.s de collectivités s'étaient réuni.e.s autour de la thématique : "Pôles Territoriaux de Coopération Économique : leviers de développement pour les territoires ?".

A cette occasion, le RTES et la CRESS ont adapté et réactualisé le Point de RepèrESS SCIC et le Point de RepèrESS PTCE à la région Auvergne-Rhône-Alpes, avec des exemples et illustrations inspirés du territoire. 

Retrouvez dès maintenant le Point de RepèrESS PTCE spécifique à l'Auvergne-Rhône-Alpes dans sa version A4 et dans sa version A3 à plier avec la cartographie.

Retrouvez dès maintenant le Point de RepèrESS SCIC spécifique à l'Auvergne-Rhône-Alpes (mai 2022) dans sa version A3 à plier et dans sa version A4.

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Ressources RTES
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Non
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Dans le cadre de la 5ème rencontre du “Club des Collectivités engagées pour l'ESS en Auvergne-Rhône-Alpes” organisée par la Chambre Régionale de l'ESS (CRESS) et le RTES le 3 février dernier, plusieurs élu.e.s et agent.e.s de collectivités s'étaient réuni.e.s autour de la thématique : "Pôles Territoriaux de Coopération Économique : leviers de développement pour les territoires ?".

A cette occasion, le RTES et la CRESS ont adapté et réactualisé le Point de RepèrESS SCIC et le Point de RepèrESS PTCE à la région Auvergne-Rhône-Alpes, avec des exemples et illustrations inspirés du territoire. 

Retrouvez dès maintenant le Point de RepèrESS PTCE spécifique à l'Auvergne-Rhône-Alpes dans sa version A4 et dans sa version A3 à plier avec la cartographie.

Retrouvez dès maintenant le Point de RepèrESS SCIC spécifique à l'Auvergne-Rhône-Alpes (mai 2022) dans sa version A3 à plier et dans sa version A4.

L'économie de la fonctionnalité et de la coopération dans la commande publique - conférence en ligne mars 2022

 

Le RTES, en partenariat avec le CIRIDD organisait une conférence en ligne sur l'économie de la fonctionnalité et de la coopération dans la commande publique le jeudi 3 mars 2022. Faisant suite à celle d'octobre 2021 sur l'économie de la fonctionnalité et de la coopération (EFC), elle a réuni 45 participants.

(Re)voir la conférence en ligne

  • James Pédron,responsable de projets au CIRIDD 

Le CIRIDD travaille sur l’économie circulaire et l’économie de la fonctionnalité et de la coopération (EFC), installé en Auvergne-Rhône Alpes, le CIRIDD a une action régionale d’accompagnement et de centre de ressources et co-anime un atelier national sur la place de l’EFC dans la commande publique. Le CIRIDD porte également l’action intitulée COmmandes & Economie de Fonctionnalité dans le secteur Public (COEF P) qui vise à accompagner trois territoires d’expérimentation.

L’EFC, mobilisable par tout acteur économique, a pour but de dépasser les limites du modèle économique actuel dans sa réponse aux enjeux sociaux, environnementaux et économiques. Au regard des enjeux environnementaux il apparaît nécessaire de dé-corréler le développement économique de son emprise sur les ressources. L’ESS, via sa capacité à interroger la valeur produite, ses modes de gouvernance, sa capacité à créer de la coopération et son travail sur le bien commun, possède plusieurs atouts indéniables vis à vis de l’EFC.

L’EFC propose 6 clés pour agir :

  • travailler sur la valeur : qu’est-ce qu’on valorise, rémunère, à quoi est-on attentif ?
  • comprendre les usages et les pratiques des personnes
  • avoir une offre intégrée ou servicielle
  • avoir une approche coopérative et déplacer les façons de contractualiser 
  • soutenir l’engagement et le travail
  • installer des dispositifs de réflexivité : adapter l’organisation, s’assurer que cela fonctionne, démarche d’amélioration continue.

 

Quelques conseils pour intégrer l’EFC dans la commande publique :

  • choisir un marché où la transformation du travail vers une approche fonctionnelle peut être accompagnée
  • s’assurer d’avoir des ressources pour suivre le marché en interne au sein de la collectivité locale, et en externe notamment en s’appuyant sur la communauté EFC (IE EFC, clubs régionaux de l’EFC, etc.)
  • avoir une organisation transversale au sein de la collectivité, indispensable à la mise en place de l’EFC dans la commande publique
  • engager une démarche d’amélioration continue des pratiques, ce qui suppose la mise en place de démarches d’évaluation
  • aller vers des écosystèmes coopératifs territoriaux

 

Retour d'expérience autour du marché alimentaire hors restauration collective de Valence Romans Agglo : Elsa Bouleau chargée de mission Agriculture et Alimentation Durable et Cécile Castany, direction commune des Achats et des Moyens Généraux de Valence Romans Agglo

Cette démarche qui a été accompagnée par l’action COEF P, s’inscrit dans le cadre du Projet alimentaire territorial (PAT), porté à l’échelle de l'agglomération depuis 2015. Ce PAT ambitieux vise une autonomie importante du territoire : nourrir la population avec l’agriculture du territoire et faire évoluer les pratiques vers plus de respect de l’environnement. Dans ce cadre, un état des lieux des achats alimentaires au sein de la collectivité est engagé en mars 2020. Il ressort alors que l’ensemble des achats alimentaires hors restauration collective (petits-déjeuners de services, protocoles, événements) dépassent les seuils européens et qu’il est donc nécessaire de passer au marché public (environ 150 000€ annuels).

Le cahier des charges a été co-construit avec les différents services : une première réunion d’évaluation des besoins avec les services, une deuxième réunion pour définir le cahier des charges et recenser les besoins en matière de performance environnementale, une troisième réunion de présentation et ajustement du cahier des charges. En parallèle, un sourcing est mené sur le territoire auprès des professionnels de l’alimentation : traiteurs, restaurateurs, magasins de producteurs, etc. pour évaluer leur capacité de répondre au marché et à quelles conditions. Il en ressort la nécessité d’avoir un marché le plus simple possible.

Le marché a été publié en avril 2021, via la procédure de système d'acquisition dynamique (SAD), procédure où le nombre de titulaires n’est pas défini au préalable et qui donne la possibilité d’accueillir tout au long du marché de nouveaux prestataires. Il était important d’avoir un dispositif permettant aux fournisseurs potentiels non encore prêts au moment du lancement du marché de rejoindre la démarche. Au démarrage 5 fournisseurs étaient inscrits et un an après ils étaient une vingtaine. Ce dispositif permet aussi de faire évoluer les critères au fur et à mesure : avec de plus en plus de contraintes liées aux circuits courts, au bio, à l’emballage, au type de livraison, etc. Il s’agit d’avancer pas à pas pour permettre à l’offre de s’adapter mais aussi car les services sont encore très tournés vers le critère prix. 

Pour faciliter la prise en main par les services qui avaient l’habitude de faire de simples consultations, ils se sont appuyés sur la plateforme départementale agrilocal. Cette plateforme présente l'avantage de guider pas à pas l’acheteur et de fournir des statistiques : qui a été consulté, quels critères inscrits … Une grande campagne de recrutement des prestataires, de formation des services, d'accompagnement et d'amélioration des pratiques des acteurs a été menée. Tout un panel d’outils a été mis en place : guide utilisation logiciel agrilocal, newsletter interne auprès des services (1500 agents), etc.

Ce projet permet de faire évoluer l’offre du territoire, il est donc plus vaste que le marché. La démarche va pouvoir se dupliquer à d’autres communes mais aussi auprès de professionnels du privé.

Points d’attention :

  • bien connaître les acteurs de son territoire (ici possible grâce à un PAT porté de longue date sur le territoire) 
  • être convaincu de la puissance que représente la commande publique pour porter les enjeux de politique publique 
  • avoir des moyens et du temps à consacrer pour accompagner le changement de pratiques 
  • s’inscrire en transversalité avec l’ensemble des directions et services 
  • faire connaître le marché aux potentiels prestataires 
  • s’assurer d’un appui politique et hiérarchique

 

En quoi ce marché relève t-il de l’EFC ?

  • la nature des objectifs poursuivis qui dépasse la simple fourniture de repas, goûters, et relie aussi des objectifs de politiques publiques : du PAT notamment, mais aussi de développement durable, de développement économique, etc. 
  • le lien avec une fonction de vie, ici le bien vivre alimentaire.
  • la prise en compte des effets utiles : sociaux, socio-économiques, environnementaux…
  • le développement de coopérations internes et externes à la collectivité : la capacité à prendre en compte les contraintes de l’autre.
  • l’intention du projet, qui est imaginé de sorte à conserver l’adhésion des services utilisateurs (outils, formation, assistance disponible, plateforme agrilocal, etc.).
  • un dispositif capable de s’adapter aux besoins et ressources disponibles. 

 

Ressources :

 

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Le RTES, en partenariat avec le CIRIDD organisait une conférence en ligne sur l'économie de la fonctionnalité et de la coopération dans la commande publique le jeudi 3 mars 2022. Faisant suite à celle d'octobre 2021 sur l'économie de la fonctionnalité et de la coopération (EFC), elle a réuni 45 participants.

Collectivités adhérentes, connectez-vous pour (re)voir la conférence en ligne.

  • James Pédron,responsable de projets au CIRIDD 

Le CIRIDD travaille sur l’économie circulaire et l’économie de la fonctionnalité et de la coopération (EFC), installé en Auvergne-Rhône Alpes, le CIRIDD a une action régionale d’accompagnement et de centre de ressources et co-anime un atelier national sur la place de l’EFC dans la commande publique. Le CIRIDD porte également l’action intitulée COmmandes & Economie de Fonctionnalité dans le secteur Public (COEF P) qui vise à accompagner trois territoires d’expérimentation.

L’EFC, mobilisable par tout acteur économique, a pour but de dépasser les limites du modèle économique actuel dans sa réponse aux enjeux sociaux, environnementaux et économiques. Au regard des enjeux environnementaux il apparaît nécessaire de dé-corréler le développement économique de son emprise sur les ressources. L’ESS, via sa capacité à interroger la valeur produite, ses modes de gouvernance, sa capacité à créer de la coopération et son travail sur le bien commun, possède plusieurs atouts indéniables vis à vis de l’EFC.

L’EFC propose 6 clés pour agir :

  • travailler sur la valeur : qu’est-ce qu’on valorise, rémunère, à quoi est-on attentif ?
  • comprendre les usages et les pratiques des personnes
  • avoir une offre intégrée ou servicielle
  • avoir une approche coopérative et déplacer les façons de contractualiser 
  • soutenir l’engagement et le travail
  • installer des dispositifs de réflexivité : adapter l’organisation, s’assurer que cela fonctionne, démarche d’amélioration continue.

 

Quelques conseils pour intégrer l’EFC dans la commande publique :

  • choisir un marché où la transformation du travail vers une approche fonctionnelle peut être accompagnée
  • s’assurer d’avoir des ressources pour suivre le marché en interne au sein de la collectivité locale, et en externe notamment en s’appuyant sur la communauté EFC (IE EFC, clubs régionaux de l’EFC, etc.)
  • avoir une organisation transversale au sein de la collectivité, indispensable à la mise en place de l’EFC dans la commande publique
  • engager une démarche d’amélioration continue des pratiques, ce qui suppose la mise en place de démarches d’évaluation
  • aller vers des écosystèmes coopératifs territoriaux

 

Retour d'expérience autour du marché alimentaire hors restauration collective de Valence Romans Agglo : Elsa Bouleau chargée de mission Agriculture et Alimentation Durable et Cécile Castany, direction commune des Achats et des Moyens Généraux de Valence Romans Agglo

Cette démarche qui a été accompagnée par l’action COEF P, s’inscrit dans le cadre du Projet alimentaire territorial (PAT), porté à l’échelle de l'agglomération depuis 2015. Ce PAT ambitieux vise une autonomie importante du territoire : nourrir la population avec l’agriculture du territoire et faire évoluer les pratiques vers plus de respect de l’environnement. Dans ce cadre, un état des lieux des achats alimentaires au sein de la collectivité est engagé en mars 2020. Il ressort alors que l’ensemble des achats alimentaires hors restauration collective (petits-déjeuners de services, protocoles, événements) dépassent les seuils européens et qu’il est donc nécessaire de passer au marché public (environ 150 000€ annuels).

Le cahier des charges a été co-construit avec les différents services : une première réunion d’évaluation des besoins avec les services, une deuxième réunion pour définir le cahier des charges et recenser les besoins en matière de performance environnementale, une troisième réunion de présentation et ajustement du cahier des charges. En parallèle, un sourcing est mené sur le territoire auprès des professionnels de l’alimentation : traiteurs, restaurateurs, magasins de producteurs, etc. pour évaluer leur capacité de répondre au marché et à quelles conditions. Il en ressort la nécessité d’avoir un marché le plus simple possible.

Le marché a été publié en avril 2021, via la procédure de système d'acquisition dynamique (SAD), procédure où le nombre de titulaires n’est pas défini au préalable et qui donne la possibilité d’accueillir tout au long du marché de nouveaux prestataires. Il était important d’avoir un dispositif permettant aux fournisseurs potentiels non encore prêts au moment du lancement du marché de rejoindre la démarche. Au démarrage 5 fournisseurs étaient inscrits et un an après ils étaient une vingtaine. Ce dispositif permet aussi de faire évoluer les critères au fur et à mesure : avec de plus en plus de contraintes liées aux circuits courts, au bio, à l’emballage, au type de livraison, etc. Il s’agit d’avancer pas à pas pour permettre à l’offre de s’adapter mais aussi car les services sont encore très tournés vers le critère prix. 

Pour faciliter la prise en main par les services qui avaient l’habitude de faire de simples consultations, ils se sont appuyés sur la plateforme départementale agrilocal. Cette plateforme présente l'avantage de guider pas à pas l’acheteur et de fournir des statistiques : qui a été consulté, quels critères inscrits … Une grande campagne de recrutement des prestataires, de formation des services, d'accompagnement et d'amélioration des pratiques des acteurs a été menée. Tout un panel d’outils a été mis en place : guide utilisation logiciel agrilocal, newsletter interne auprès des services (1500 agents), etc.

Ce projet permet de faire évoluer l’offre du territoire, il est donc plus vaste que le marché. La démarche va pouvoir se dupliquer à d’autres communes mais aussi auprès de professionnels du privé.

Points d’attention :

  • bien connaître les acteurs de son territoire (ici possible grâce à un PAT porté de longue date sur le territoire) 
  • être convaincu de la puissance que représente la commande publique pour porter les enjeux de politique publique 
  • avoir des moyens et du temps à consacrer pour accompagner le changement de pratiques 
  • s’inscrire en transversalité avec l’ensemble des directions et services 
  • faire connaître le marché aux potentiels prestataires 
  • s’assurer d’un appui politique et hiérarchique

 

En quoi ce marché relève t-il de l’EFC ?

  • la nature des objectifs poursuivis qui dépasse la simple fourniture de repas, goûters, et relie aussi des objectifs de politiques publiques : du PAT notamment, mais aussi de développement durable, de développement économique, etc. 
  • le lien avec une fonction de vie, ici le bien vivre alimentaire.
  • la prise en compte des effets utiles : sociaux, socio-économiques, environnementaux…
  • le développement de coopérations internes et externes à la collectivité : la capacité à prendre en compte les contraintes de l’autre.
  • l’intention du projet, qui est imaginé de sorte à conserver l’adhésion des services utilisateurs (outils, formation, assistance disponible, plateforme agrilocal, etc.).
  • un dispositif capable de s’adapter aux besoins et ressources disponibles. 

 

Ressources :

Fiche Déniché pour vous n°111 : Le PHARES

 Le PHARES, Pôle d’Hospitalité aux Activités à Rayonnement Ecologique et Solidaire, repose sur l’idée de créer un carrefour d’initiatives économiques et associatives partageant les mêmes valeurs de solidarité, d'innovation citoyenne et d’écologie. Installé dans un bâtiment de 1350m² sur l’Île-Saint-Denis depuis 2001, le Phares regroupe plus d’une quinzaine d’associations, entreprises et entrepreneur.se.s de l’économie sociale et solidaire. Il est géré et animé par la Société Coopérative d'Intérêt Collectif (SCIC) Cité PHARES, créée en janvier 2015.

TÉLÉCHARGEZ LA FICHE DÉNICHÉ POUR VOUS N°111 : LE PHARES

Mots-clés : lieux partagés ; emploi ; insertion - Février 2022 (actualisé en mars 2023)

phares

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Ressources RTES
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Non
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Le PHARES, Pôle d’Hospitalité aux Activités à Rayonnement Ecologique et Solidaire, repose sur l’idée de créer un carrefour d’initiatives économiques et associatives partageant les mêmes valeurs de solidarité, d'innovation citoyenne et d’écologie. Installé dans un bâtiment de 1350m² sur l’Île-Saint-Denis depuis 2001, le Phares regroupe plus d’une quinzaine d’associations, entreprises et entrepreneur.se.s de l’économie sociale et solidaire. Il est géré et animé par la Société Coopérative d'Intérêt Collectif (SCIC) Cité PHARES, créée en janvier 2015.

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Mots-clés : lieux partagés ; emploi ; insertion - Février 2022 (actualisé en mars 2023)

phares

Fiche Déniché pour vous n°110 : PTCE Vivre les Mureaux

 Située à moins de 40 km de Paris dans les Yvelines, la ville Les Mureaux rassemble 100 nationalités pour 32 000 habitant.e.s. C'est en 2018 qu'a été créé le PTCE Vivre les Mureaux qui se définit comme un catalyseur d’énergies au service du territoire. Il s’agit d’une initiative citoyenne visant à améliorer la qualité de vie de ses habitant.e.s, à favoriser le vivre ensemble et à valoriser les capacités de chacun.e. En effet, cette initiative relève le pari d’inverser le regard sur soi, sur les autres et sur la ville, en favorisant la rencontre, la prise d’initiative, la remobilisation et l'inclusion professionnelle, économique et sociale de jeunes publics éloignés de l'emploi dans une ville en transition.

TÉLÉCHARGEZ LA FICHE DÉNICHÉ POUR VOUS N°110 : PTCE Vivre les Mureaux

Mots-clés : emploi ; insertion - Février 2022 (actualisée en mars 2023)

PTCE

Type de ressource
Ressources RTES
Ressource privée
Non
Résumé

Située à moins de 40 km de Paris dans les Yvelines, la ville Les Mureaux rassemble 100 nationalités pour 32 000 habitant.e.s. C'est en 2018 qu'a été créé le PTCE Vivre les Mureaux qui se définit comme un catalyseur d’énergies au service du territoire. Il s’agit d’une initiative citoyenne visant à améliorer la qualité de vie de ses habitant.e.s, à favoriser le vivre ensemble et à valoriser les capacités de chacun.e. En effet, cette initiative relève le pari d’inverser le regard sur soi, sur les autres et sur la ville, en favorisant la rencontre, la prise d’initiative, la remobilisation et l'inclusion professionnelle, économique et sociale de jeunes publics éloignés de l'emploi dans une ville en transition.

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Mots-clés : emploi ; insertion - Février 2022 (actualisée en mars 2023)

PTCE

Fiche Déniché pour vous n°107 : Métiers à créer Association IMEIF

“Métiers à Créer”, dispositif de l’association IMEIF, accompagne chaque année une douzaine de femmes des quartiers prioritaires de la ville de Montpellier à la création d’une collection textile au design contemporain en travaillant sur toutes les étapes de conception et de production d’une collection professionnelle.

TÉLÉCHARGEZ LA FICHE DÉNICHÉ POUR VOUS N°107 : MÉTIERS À CRÉER ASSOCIATION IMEIF

Mots-clés : artisanat, économie informelle - Janvier 2022

Métiers à Créer Asso IMEIF

Type de ressource
Ressources RTES
Ressource privée
Non
Résumé

“Métiers à Créer”, dispositif de l’association IMEIF, accompagne chaque année une douzaine de femmes des quartiers prioritaires de la ville de Montpellier à la création d’une collection textile au design contemporain en travaillant sur toutes les étapes de conception et de production d’une collection professionnelle.

TÉLÉCHARGEZ LA FICHE DÉNICHÉ POUR VOUS N°107 : MÉTIERS À CRÉER ASSOCIATION IMEIF

Mots-clés : artisanat, économie informelle - Janvier 2022

Métiers à Créer Asso IMEIF

Economie de la fonctionnalité et de la coopération : comment les collectivités territoriales peuvent-elles s'en emparer ?

Type de ressource
Ressources RTES
Ressource privée
Oui
Résumé

Ce temps d’échange initié à la demande d’élu.e.s du RTES était l’occasion de mieux comprendre le référentiel de l’économie de la fonctionnalité et de la coopération et la façon dont les collectivités locales peuvent le mettre en pratique sur leur territoire. Avec Patrice Vuidel du laboratoire ATEMIS et Marine Corinthe du territoire Roissy Pays de France, il a réuni 65 participant.e.s.

Avec :

  • Patrice Vuidel, intervenant chercheur au sein du Laboratoire ATEMIS. Pilote en lien avec l’ADEME du dispositif Coop’Ter qui vise à faire émerger des écosystèmes coopératifs territorialisés
  • Marine Corinthe, chargée de mission innovation sociale, Roissy Pays de France

Collectivités adhérentes, connectez-vous à l'espace membre pour accéder au replay et à la synthèse de cette conférence en ligne.

Le rapport sur les SCIC et les suites possibles

Type de ressource
Ressources RTES
Ressource privée
Oui
Résumé

A l'occasion de la publication du rapport sur les SCIC et les Coopératives d'Activité et d'Emploi, le RTES a proposé à ses adhérents un temps d'échanges avec les auteurs du rapport confié à l'inspection générale des finances et à l'inspection générale des affaires sociales. La visioconférence, qui a réuni une quarantaine de participants ce mardi 28 septembre, a permis de partager l'état des lieux du rapport, d'échanger sur les freins au développement aux SCIC, en particulier sous l'angle des relations avec les collectivités locales, et de discuter des propositions et des suites possibles, en lien notamment avec la Cgscop.
 

Mahel Coppey, présidente du RTES, a souligné en introduction l'appétence des collectivités pour le sujet des SCIC, signe sans aucun doute d'une certaine maturité de l'ESS dans les territoires, permettant l'émergence de projets coconstruits.

Louis de Crevoisier, inspecteur des finances et Aude Muscatelli, inspectrice générale des affaires sociales, deux des auteurs, ont présenté les principaux éléments du rapport rédigé à la demande de la Ministre du travail, de l’emploi et de l’insertion, et de la secrétaire d'État chargée de l’économie sociale, solidaire et responsable. 

La qualité du rapport a été unanimement saluée. Le rapport souligne que les SCIC (et les CAE) sont encore mal connues aujourd'hui mais qu'elles répondent à des enjeux socio-économiques importants. Le rapport précise notamment: " ces sociétés coopératives apportent une réponse spécifique à des besoins économiques et sociaux : les SCIC, caractérisées par leur multi-sociétariat, permettent la mise en oeuvre de projets ancrés dans les territoires associant toutes les parties prenantes, publiques et privées, sur un mode co-constructif "

Quatre catégories de freins au développement des SCIC sont identifiés:

  • sur le plan juridique, l’absence de définition de l’utilité sociale pour les SCIC, et le statut de leurs dirigeants en matière d’assurance chômage ;
  • la réalisation inégale de la révision coopérative, qui ne garantit pas leur caractère coopératif ;
  • un statut doublement contraint, n’ouvrant pas accès aux avantages réservés aux associations tout en contraignant leurs conditions de financement ;
  • un cadre juridique insuffisamment sécurisé s’agissant du soutien des collectivités territoriales et de leurs groupements

Ce dernier point fait écho à la contribution du RTES, qu'a rappelée Stéphane Pfeiffer, son vice-président:

  • une méconnaissance assez globale du statut par les collectivités mais aussi par les acteurs locaux
  • l'intérêt de ce statut (mais qui est également un frein), qui amène les élus et les collectivités territoriales à un changement de posture: la collectivité est partenaire
  • de très fortes réticences des services juridiques des collectivités, liées en partie à la méconnaissance du statut (une des propositions du RTES étant l'inscription des SCIC dans le code général des collectivités territoriales)

Raphaël Dhont, délégué affaires publiques à la Cgscop, a présenté le projet de proposition de loi sur les SCIC "Préparer le futur de la Scic et la Scic du Futur", sur lequel la Cgscop souhaite travailler avec des partenaires, en particulier le RTES sur les liens avec les collectivités locales. L'Agora des SCIC, organisée le 16 décembre, sera une 1ère étape de ce travail nécessairement transmandature.

Mahel Coppey, après avoir chaleureusement remercié les intervenants qui ont pu se rendre disponibles dans des délais courts, a invité l'ensemble des collectivités adhérentes à faire remonter au RTES leurs expériences, difficultés et propositions.

Les SCIC en quelques chiffres clés :

  • environ un millier de SCIC en 2020 ;
  • présentes à 83% dans le secteur tertiaire ;
  • 99% d'entre-elles sont des micro-entreprises ou PME.

Retrouvez le diaporama présenté par Raphaël Dont, délégué Affaires Publiques à la CGSCOP, notamment les 11 propositions de la mission IGAS/IGF pour les SCIC ainsi que leur état d'avancement.

Pour aller plus loin :

 

Visionnage du webinaire réservé aux adhérents.

Délibération SCIC Ville de Fresnes

Retrouvez le projet de délibération du conseil municipal de Fresnes portant sur son adhésion et participation à la SCIC de production d'énergies renouvelables citoyenne "Sud Paris Soleil".

 

Les SCIC, une solution de structuration de filières sur le territoire (vidéo de l'URSCOP Île-de-France Centre Orléanais) : 

 

Type de ressource
Ressources RTES
Ressource privée
Non
Résumé

Retrouvez le projet de délibération du conseil municipal de Fresnes portant sur son adhésion et participation à la SCIC de production d'énergies renouvelables citoyenne "Sud Paris Soleil".

 

Les SCIC, une solution de structuration de filières sur le territoire (vidéo de l'URSCOP Île-de-France Centre Orléanais) :